Arts du fil, Couture, Débuter

Coussin géo aux Ateliers couture d’Alice

Le 25 mars dernier, j’ai à nouveau poussé la porte des Ateliers couture d’Alice (voir Prête à en découdre avec ma machine – 28/01/18). Au programme cette fois : la réalisation d’un coussin graphique, avec un patchwork de trois tissus. Je me suis donc munie de coupons sur lesquels j’avais flashé et Alice m’a appris à poser du passepoil et une tirette invisible, tout en supervisant coupe et assemblage. Je suis très fière du résultat mais je ne suis pas sûre de réussir à en refaire un, seule. Il faudra d’abord que je vérifie que j’ai le matériel ad hoc pour coudre une fermeture éclair.

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Coussin géo réalisé aux Ateliers couture d’Alice

Ceci dit, je progresse et je prends de l’assurance. J’ai encore raccourci plusieurs nouveaux pantalons et je projette de réaliser une pochette pour feutres.

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Arts du fil, Bibliothèque créative, Crochet

« La ménagerie des doudous » de Kerry Lord

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La ménagerie des doudous – Plus de 40 animaux en crochet à câliner tendrement de Kerry Lord

Début 2015, en flânant dans le rayon « Loisirs créatifs » d’une grande librairie, j’ai découvert La Ménagerie des doudous de Kerry Lord. Alors que je venais de décréter que j’avais assez de livres de crochet et que je n’en achèterais pas de nouveaux, j’ai complètement craqué pour les modèles présentés dans celui-là ; en particulier pour le koala, que je n’ai pourtant pas encore réalisé, malgré mon affection pour cet animal.

Les modèles sont vraiment adorables et les explications sont extrêmement claires. Les livres de Kerry Lord me semblent vraiment bien adaptés aux débutant-e-s : construits autour d’une même base, les modèles sont classés par niveau de difficulté (selon la nécessité de changer de couleurs ou de réaliser des points qui demandent une certaine habitude) et toutes les techniques de base sont expliquées en détails et en images. De plus, une place particulière a été laissée à la marche à suivre pour l’assemblage, ce qui manque dans de nombreux autres livres de crochet. Là où d’autres auteures décrivent chaque rang de crochet et vous laissent vous débrouiller avec la photo pour assembler les différentes pièces obtenues, Kerry Lord fournit des schémas et des indications sur la façon de coudre les éléments crochetés ensemble. Elle était novice quand elle a commencé à créer ces animaux, ça explique sans doute la clarté des explications. J’ai bien trouvé des petites incohérences dans le patron de la girafe mais globalement, tout est limpide.

Après avoir réalisé un renard et une chèvre, j’ai réalisé que l’univers de Kerry Lord s’étendait bien au-delà de ce premier ouvrage. J’avais déjà croisé le deuxième tome de sa ménagerie, consacré aux oiseaux et, grâce à Instagram, j’ai découvert une sorte de label Kerry Lord ou plutôt « Ed’s Animals » (#edsanimals), du prénom du fils de l’auteur : des modèles de doudous à gogo, animaux à poils, à plumes, marins. Et ce bestiaire s’accompagne d’une série d’accessoires de mode faits main comme des écharpes et des bonnets, le tout autour d’une marque de laine de luxe dont Kerry Lord est la fondatrice : Toft. J’adore la communication menée par cette marque. Je la trouve moderne et efficace. Elle utilise plutôt bien les NTIC et dépoussière la réputation de loisirs parfois vus comme désuets.

J’ai deux autres livres de Kerry Lord et j’ai testé la commande de laine via le site de Toft. Il y a donc fort à parier que je reparle de cet univers à l’avenir.

Biographie, Tricot

Dépannage-tricot

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Photo : Bergère de France

Il y a environ un mois, une amie est venue me voir avec un encours de tricot tout juste commencé et le cahier d’explications correspondant : le cahier d’explications 16-17 de Bergère de France. Elle ne comprenait pas bien les explications et souhaitait mon aide. En fait, le modèle qu’elle réalise – le n° 255– nécessite de changer d’aiguilles en cours d’ouvrage et elle n’était pas sûre des moments où intervenaient les changements.

De mon côté, dès qu’elle m’a annoncé qu’elle me demanderait mon avis, j’ai un peu appréhendé de ne pas être capable de l’aider. Lorsqu’elle m’a montré le patron, je dois avouer avoir également douté. Mais en reprenant la page d’explications calmement par la suite, j’ai trouvé la réponse à sa question et me suis empressée de lui envoyer un e-mail.

Vu mon ambition d’organiser des ateliers et d’apprendre à d’autres les différentes techniques que j’utilise au quotidien, réussir à la débloquer avec son ouvrage était important pour moi. Et c’est avec joie que j’ai appris en réponse à mon message qu’elle allait pouvoir se remettre à tricoter grâce à moi.

Référence : Cahier de Fiches créatives 2016/17 de Bergère de France

Arts du fil, Bibliothèque créative, Débuter, Tricot

Bergère de France : Magazine 175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons

Pour débuter en tricot, on suggère souvent de se faire la main sur une écharpe. Personnellement, quand j’ai enfin décidé de retenter l’aventure du tricot (fin 2013), j’ai choisi de réaliser un pull estampillé « je débute » dans un cahier d’explications annuel Bergère de France. Tout n’est pas toujours limpide dans leurs explications mais je m’en suis sortie assez facilement. J’ai juste eu besoin d’aide pour monter les mailles et pour assembler les différentes parties.

Des modèles peps, faciles et rapides et de bonnes idées pour débuter (ou continuer)

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Bergère de France – magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons

Le problème avec un pull, et même avec une écharpe, c’est que c’est long à faire. Et la simplicité des modèles pour débutant-e-s implique un travail répétitif et parfois lassant. Heureusement, il existe une diversité de petites réalisations pour acquérir les bases et Bergère de France en a compilé un bel assortiment dans son Magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons. Les modèles sont variés, modernes, pratiques, originaux et peps et beaucoup sont assez rapides (évidemment, tricoter un plaid prend plus de temps qu’un cache mug). Ils permettent d’apprendre les bases, suivant un ordre pas à pas, les modèles étant présentés par ordre croissant de difficulté. Mais on y trouve aussi l’inspiration quand on les maîtrise déjà. Les modèles sont attrayants quel que soit le niveau de savoir-faire.

Bonnet et mitaines à boutons

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Bergère de France – magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons (Réalisation : novembre 2016 – janvier 2017)

C’est de ce magazine que sont issus les modèles du bonnet et des mitaines de la photo d’illustration du blog. Les deux sont simplement des rectangles tricotés avec alternances de mailles endroits et envers, de point mousse et de jersey. Une fois tricotés, leur assemblage est simple et il n’y a plus qu’à ajouter les boutons qui sont uniquement décoratifs, il n’y a donc pas de boutonnières à réaliser.

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Bergère de France – magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons – Bonnet et mitaines avant l’assemblage en janvier 2017

Je suis très contente de ce bonnet. Un de ses avantages tient justement à sa base rectangulaire à assembler. Au moment de coudre les deux côtés, on peut décider de le réaliser plus ou moins large. Quand on a une grosse tête comme moi et qu’on a déjà dû détricoter un béret trop petit, ce n’est pas négligeable. La laine conseillée par Bergère de France pour ce modèle, la qualité Lima, est superbe, agréable et chaude à porter. Elle se travaille aussi facilement. Mon bonnet est réalisé dans le coloris « feu ». Je l’ai beaucoup porté l’hiver passé et une amie m’a demandé de lui tricoter le même en gris anthracite (coloris « tonnerre »), avec un pompon. La fin de la 3e pelote suffit à réaliser le pompon et ça permet de ne pas avoir de reste de laine. La commande a été reçue fin 2017 et mon amie en est ravie.

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Bergère de France – magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons (Réalisation : octobre – novembre 2017)

Je suis aussi très satisfaite de mes mitaines. C’est super pratique quand on est un peu trop accro à son smartphone et ça dépanne même quand on a froid aux mains lorsqu’on travaille à l’ordinateur. Les miennes sont d’une simplicité enfantine, très vite réalisées et la laine de qualité Idéal existe en de nombreux coloris. Pour mes mitaines, j’ai choisi le coloris « figue », tel que présenté dans le magazine.

Mitaines à torsades

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Bergère de France – magazine n°175 : Suivez le fil… le tricot en 7 leçons (Réalisation : décembre 2017)

A Noël dernier, quand ma sœur a exprimé le souhait d’avoir de nouveaux gants, je lui ai tricoté un autre modèle de mitaines de ce même magazine, avec des torsades. Les torsades compliquent un tout petit peu le travail. Mieux vaut éviter cette particularité quand on débute mais il ne faut pas se laisser effrayer si on maîtrise déjà le jersey. Ces mitaines sont rapides à confectionner mais je conseille de ne pas réaliser les diminutions des 42e rangs si elles vous paraissent petites quand vous les tricotez. Elles étaient un peu justes à la fin, même pour ma sœur qui a de fines mains. Elle les a un peu arrangées en décousant l’assemblage pour pouvoir les mettre.

Et bien d’autres, désormais disponibles gratuitement

Une amie à qui j’ai appris à tricoter projette de réaliser le même bonnet et un snood du magazine. Et je pense aussi tester certains modèles de cette série pour utiliser des pelotes entamées.

Beaucoup de modèles de ce magazine sont maintenant disponibles gratuitement en ligne. Les liens des modèles présentés sont dans le texte, sauf pour le bonnet. Je ne l’ai pas trouvé mais peut-être arrivera-t-il dans la tricothèque de Bergère de France.

Il est possible qu’un-e débutant-e ne comprenne pas toujours toutes les explications. Parfois, certaines choses semblent couler de source pour Bergère de France mais ne sont pas forcément évidentes quand on découvre le tricot. En cas de problème, de nombreux tutos vidéos existent et dépannent efficacement et on peut aussi me poser des questions. Je répondrai avec plaisir.

Arts du fil, Biographie, Couture, Débuter

Prête à en découdre avec ma machine

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Ourlets de pantalon : je progresse… (janvier 2018)

Je n’ai pas écrit la semaine dernière parce que j’étais occupée par une mission « ourlets de pantalons ». Or, la couture n’est pas mon point fort. Certes, je brode, mais la différence entre coudre et broder est assez similaire à celle entre dessiner et colorier. A la main, je donne le change : je sais coudre un bouton bien sûr, je maîtrise le point de feston sur feutrine et je me débrouille pour certaines missions de raccommodage même si ce n’est pas toujours très précis. Toutefois à la machine, c’est une autre paire de manches.

Ce n’est pas l’envie qui me manque. Savoir utiliser une machine à coudre est très utile au quotidien et je trouve depuis longtemps que cela manque à ma palette. Du coup, j’ai décidé de me lancer et d’essayer de me débrouiller plutôt que de toujours confier les missions couture à ma mère. D’ailleurs, une machine, j’en ai une depuis longtemps, reçue pour mes 24 ans si je me souviens bien.

Le problème, c’est que, si le crochet ou le tricot tolèrent plutôt bien les essais-erreurs, si on peut dans ces cas facilement tout défaire et recommencer ; en couture, ce genre d’allers-retours s’accompagnent souvent de dommages aux matières premières. Du coup, mes premiers tâtonnements à la machine à coudre manquaient d’assurance. Pendant mon adolescence, ma belle-mère couturière m’a appris à piquer mais pas à enfiler les fils, à régler la tension… De son côté, ma maman nous a souvent mises à contribution ma sœur et moi pour surfiler, faufiler… Elle m’a montré plusieurs fois comment raccourcir un pantalon mais je n’osais pas me lancer, de peur d’abîmer une nouvelle acquisition. Et la motivation me manquait pour m’entraîner sur de vieux vêtements.

Ma sœur avait le même problème : démonstrations maternelles et livres sur la question ne lui donnaient pas le courage nécessaire pour se lancer. La solution s’est imposée à nous : un atelier d’initiation pour fixer les bases. Dès lors, je lui en ai offert un pour son anniversaire et elle m’a offert le même pour Noël. En février 2017, nous avons donc passé la porte des Ateliers couture d’Alice à Bruxelles.

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Tote bag réalisé aux Ateliers couture d’Alice en férvier 2017

C’était exactement ce qu’il me manquait pour me mettre en confiance. L’atelier était fort à-propos titré « Le B.A.-Ba » et Alice, l’animatrice, nous a expliqué comment dompter sa machine, depuis le niveau zéro. Pour moi, cela a été une sorte de « révélation » : je connaissais ces bases, je les avais déjà apprises mais là, elles ont été formalisées, mises en ordre, validées en quelque sorte. Lors de l’atelier, nous avons réalisé un tote bag et cela ne m’a pas semblé bien compliqué : la confiance est arrivée.

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Mes premiers ourlets de pantalon (mai 2017)

Quelques semaines plus tard, forte de cet atelier et des explications de Maman, j’ai raccourci un jeans que je venais de m’acheter. Bien sûr, le résultat n’est pas parfait, ce n’est pas très droit mais quand le pantalon est porté, ça ne saute pas aux yeux. Néanmoins, j’étais fière de moi et m’en suis vantée auprès d’Alice. La pratique fera son travail et améliorera mes ourlets au fil du temps. J’ai récemment acheté quatre pantalons, tous trop longs et la semaine dernière, j’en ai raccourci deux. Le rendu est déjà meilleur et il y a fort à parier que les deux suivant seront encore mieux réalisés.

Ma mère m’a souvent dit : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, les autres cherchent des excuses. » (Cela semble venir d’un proverbe arabe.) Ou encore « C’est facile de dire qu’on ne sait pas ». Sur un mode un peu « tarte à la crème » j’en conviens, je vous conclurai « Qui ne tente rien n’a rien » ou « Il n’y a que le premier pas qui coûte ».

Arts du fil, Biographie, Débuter, Point de croix

Tout vient à point à qui sait attendre… et persévère

IdeesMarianneNoel95Fin 1995, j’ai flashé sur une maisonnette d’oursons dans le numéro Hors-série « Spécial Noël » de la revue « Les idées de Marianne ». Vu l’ampleur de la tâche, le nombre de couleurs et mon manque de régularité à l’époque du haut de mes onze ans, ma mère a refusé que je me lance dans un tel chantier. Et il est probablement vrai qu’à cet âge, j’aurais eu du mal à m’y tenir.

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Koala au point lancé réalisé d’après un porte-clés (réalisation : été 2000)

Pendant mon adolescence, après le Père Noël sur son traîneau, je me souviens avoir brodé de petits motifs : des initiales brodées au point lancé sur des casquettes ; une légère contribution à la réalisation des pochettes de dragées pour ma communion, brodées de mon initiale au point de croix essentiellement par ma sœur et Maman ; un koala au point lancé pour customiser mon sac de cours… J’ai aussi un jour brodé un des oursons de la fameuse maison sur un sweatshirt pour camoufler une tâche : l’oursonne qui écrit à son bureau car une autre de mes passions était -à l’époque peut-être plus que maintenant- l’écriture. L’avantage des petits motifs c’est qu’on se voit avancer et qu’on arrive vite au résultat souhaité.

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« Les Idées de Marianne – Hors série Noël 1995 » (réalisation : été 2000)

L’envie de broder la famille des oursons dans leur maison ne m’est jamais vraiment passée. Et en janvier 2008, soit 12 ans après mon coup de cœur, je me suis lancée. J’étais à la recherche d’un emploi, j’avais un peu de temps et, vu la persistance de mon attrait pour ce modèle, je n’ai plus hésité. Un morceau de toile Aïda, quelques couleurs pour commencer avant d’acquérir celles qui me manquaient et c’était parti.

Je pense que c’est un peu à ce moment que j’ai repris la broderie plus régulièrement. Même si j’étais moins « acharnée » à ce moment-là que par la suite. D’ailleurs, il y a quand même eu des pauses dans cet ouvrage. J’ai commencé à travailler, changé de job deux fois, quitté la maison où j’avais grandi pour emménager avec ma moitié… C’était une période plutôt mouvementée. A tous ces changements se sont aussi mêlés mes débuts de crocheteuse et quelques projets plus modestes au point de croix également mais… j’ai terminé la maison des oursons ! Il faut dire qu’une bonne nouvelle est venue raviver ma motivation : à l’été 2010, ma sœur a annoncé qu’elle attendait un heureux événement, un enfant dont je deviendrais la marraine. C’était l’occasion rêvée de reprendre l’aiguille et d’achever le tableau. En novembre 2010, les oursons ont fini d’aménager leur maison brodée. J’ai mis la touche finale en réalisant les deux petits balais. J’ai fait encadrer le résultat et en mars 2011, je suis allée rencontrer ma filleule pour la première fois avec ce cadeau sous le bras.

Si vous avez envie de vous lancer dans un projet qui vous semble trop ambitieux, vous pouvez le garder pour plus tard et prendre le temps d’apprendre les bases ou de vous entraîner. Vous pouvez aussi en faire un défi et vous lancer, en étant prêt-e à procéder par essais et erreurs, à parfois revenir en arrière, à prendre le temps de vous renseigner sur un aspect plus complexe ou à devoir demander des conseils ou de l’aide. Si un projet vous motive vraiment, n’hésitez pas ! Selon moi, la motivation amène la technique et le savoir-faire, pas l’inverse.

Depuis sa naissance, ma filleule m’a inspiré plusieurs réalisations, plusieurs challenges dans diverses disciplines. Nul doute qu’elle continuera à être une source d’inspiration et de motivation à l’origine de challenges et d’apprentissages.

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© YAD – « Les Idées de Marianne – Hors série Noël 1995 » (réalisation : janvier 2008 – novembre 2010)
Arts du fil, Biographie, Débuter, Point de croix

Ça ne date pas d’hier

Quand j’étais enfant, ma grand-mère m’a fait réaliser mon premier « ouvrage ». Je devais avoir 5 ou 6 ans, il me semble que je ne savais pas encore lire. C’était un vieux carré de tissu sur le pourtour duquel je devais coudre de vieux boutons. Je n’ai pas de photo à publier mais soyons honnête, ça n’avait rien de beau. L’idée était plutôt d’apprendre à coudre un bouton et c’était assez efficace. J’étais très fière de claironner à qui voulait l’entendre que s’il perdait un bouton, je pouvais le recoudre.

Ensuite, mes parents m’ont offert un canevas imprimé et les fils assortis pour Noël. J’avais 6 ou 7 ans. Le dessin représentait un jardinier en salopette orange et était à broder au demi-point. Plus ou moins au même moment, je me souviens que ma sœur, de 6 ans mon aînée, brodait au point de croix un abécédaire avec des poupées russes. Ça me donnait envie de faire pareil et c’est sans doute pour cela que j’ai reçu le petit jardinier.

Seulement, à cet âge, on se lasse vite et je l’ai plusieurs fois laissé de côté puis repris. Je crois même qu’il n’a à ce jour pas (encore) été terminé car il manquait une couleur. Il est probablement toujours chez ma maman.

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Le premier ouvrage que j’ai réalisé d’une traite (je veux dire sans le laisser de côté avant d’y revenir des mois après) a été ce Père Noël, vers mes 10-11 ans. Un cadeau lui aussi, de Noël ou de Saint-Nicolas, un canevas imprimé à broder au point de croix, avec de la laine et une grosse aiguille. À cette époque, ma sœur brodait sur toile aïda un très bel ourson avec un bonnet de Noël sur la tête et un petit sapin dans la main, un ouvrage bien plus fin qui trouve chaque année sa place dans la décoration de Noël de ma maman. De mon côté, j’ai découvert le point de croix avec ce traîneau et ça m’a plu. Je le ressors à chaque fin d’année et me rappelle mes premiers pas, y-compris les premiers faux pas car toutes les croix ne sont pas dans le même sens. Ça ne saute pas aux yeux mais je le sais et ça fait partie du charme du tableau. Je me souviens aussi que Maman a terminé le ciel pour moi parce que les grandes zones d’une même couleur, ça m’ennuyait un peu. Encore maintenant, le monochrome, je trouve cela joli mais ce n’est pas mon truc en tant que brodeuse.

Après, il y a eu plusieurs envies et tentatives de motifs au point de croix sur des supports plus fins et en lisant une grille. Mais Maman trouvait qu’il ne fallait pas trop de couleurs pour débuter et du coup, elle me proposait des motifs plus simples que ceux qui m’attiraient et ils ne me motivaient pas longtemps. Si bien qu’elle s’est un peu lassée de me commencer des encours qu’elle terminait elle-même.

Les loisirs créatifs, on a ça dans le sang dans la famille mais je ne suis entrée dans une frénésie de réalisations et une réelle passion pour les loisirs créatifs que depuis quelques années. Ça a toujours été là en filigrane mais maintenant, ça prend plus de place dans ma vie (et mes armoires !).

Je crois que tout a commencé par un fil et une aiguille mais les outils se sont bien diversifiés depuis lors. Et les règles ont bien changé : fini pour moi de terminer un encours avant d’en commencer un autre ! C’est comme ça qu’on finit par tout laisser en plan parce que d’une part on est lassé-e par ce qui est entamé et on avance plus et  d’autre part, on s’interdit de commencer quelque chose qui nous motive tant qu’on ne s’est pas forcé-e à finir le reste.

Alors, à ceux qui souhaitent se lancer, je dirais : laissez-vous la possibilité de ne pas aller au bout, ou en tout cas pas d’une traite. On vous dira de choisir des projets simples, rapides. Évidemment, c’est préférable pour débuter mais pour moi, le premier critère est de choisir un projet qui vous donne envie de vous lancer ! J’y reviendrai dans la suite de l’histoire.