Arts du fil, Bibliothèque créative, Matériel, Point de croix, Technique

Cadeaux de naissance brodés (1)

Au commencement : l’essuie de bain de Maxine

J’en ai fait des cadeaux de naissance ! C’est même en en réalisant que je suis revenue aux loisirs créatifs, pour ne plus arrêter. J’en ai beaucoup brodé : des essuies, des capes de bain, des bavoirs, avec ou sans prénom (le plus souvent avec), de toutes les couleurs mais souvent sur base des mêmes livres.

Du coup, pour changer un peu du crochet dont j’ai beaucoup parlé ces derniers temps et qui m’occupe encore les mains et l’esprit en ce moment, j’ai décidé de proposer une série d’articles sur les broderies pour bébés et mes ouvrages fétiches dans ce domaine.

Et pour ouvrir le bal, voici le premier essuie brodé pour une naissance, celle de Maxine, en 2010. C’était avant que je ne prenne l’habitude de prendre mes réalisations en photo, d’où la faible qualité de celle-ci.

Essuie brodé sur base de modèles de Sylvie Teytaud issus des DMC Mango Pratique « Fées et lutins » et « Bébé »

C’est un essuie classique, que j’ai brodé à l’aide de tire-fil. Enfin, ça aurait dû être du tire-fil, cette toile toute simple que l’on positionne comme guide sur un tissu pour broder des croix régulières. Mais suite à une erreur d’une vendeuse, je me suis retrouvée avec un morceau de toile aïda à enlever fil par fil à la pince à épiler. On ne se fait pas avoir deux fois à ce jeu-là, croyez-moi. 

Quoi qu’il en soit, pour avoir brodé des supports prévus pour la broderie, avec morceau de toile à broder intégré, ainsi que des tissus classiques, à l’aide de tire-fil, je pense désormais que le surcoût des supports dédiés est justifié. C’est quand même beaucoup plus simple de broder une bande d’aïda que de broder à même le tissu éponge, en essayant de ne pas tirer sur les bouclettes de celui-ci.

Le M de Maxine et la fleur sont issus du DMC Mango Pratique Fées et lutins de Sylvie Teytaud.
Les autres lettres viennent d’un abécédaire que j’ai utilisé plusieurs fois, issu du DMC Mango Pratique Bébé, également de Sylvie Teytaud, qui signe mes modèles de point de croix favoris.

J’adore les Carnets de point de croix DMC Mango Pratique, j’en reparlerai.

Publicités
Arts du fil, Biographie, Débuter, Point de croix

Tout vient à point à qui sait attendre… et persévère

IdeesMarianneNoel95Fin 1995, j’ai flashé sur une maisonnette d’oursons dans le numéro Hors-série « Spécial Noël » de la revue « Les idées de Marianne ». Vu l’ampleur de la tâche, le nombre de couleurs et mon manque de régularité à l’époque du haut de mes onze ans, ma mère a refusé que je me lance dans un tel chantier. Et il est probablement vrai qu’à cet âge, j’aurais eu du mal à m’y tenir.

koala_sacados
Koala au point lancé réalisé d’après un porte-clés (réalisation : été 2000)

Pendant mon adolescence, après le Père Noël sur son traîneau, je me souviens avoir brodé de petits motifs : des initiales brodées au point lancé sur des casquettes ; une légère contribution à la réalisation des pochettes de dragées pour ma communion, brodées de mon initiale au point de croix essentiellement par ma sœur et Maman ; un koala au point lancé pour customiser mon sac de cours… J’ai aussi un jour brodé un des oursons de la fameuse maison sur un sweatshirt pour camoufler une tâche : l’oursonne qui écrit à son bureau car une autre de mes passions était -à l’époque peut-être plus que maintenant- l’écriture. L’avantage des petits motifs c’est qu’on se voit avancer et qu’on arrive vite au résultat souhaité.

oursonne_bureau
« Les Idées de Marianne – Hors série Noël 1995 » (réalisation : été 2000)

L’envie de broder la famille des oursons dans leur maison ne m’est jamais vraiment passée. Et en janvier 2008, soit 12 ans après mon coup de cœur, je me suis lancée. J’étais à la recherche d’un emploi, j’avais un peu de temps et, vu la persistance de mon attrait pour ce modèle, je n’ai plus hésité. Un morceau de toile Aïda, quelques couleurs pour commencer avant d’acquérir celles qui me manquaient et c’était parti.

Je pense que c’est un peu à ce moment que j’ai repris la broderie plus régulièrement. Même si j’étais moins « acharnée » à ce moment-là que par la suite. D’ailleurs, il y a quand même eu des pauses dans cet ouvrage. J’ai commencé à travailler, changé de job deux fois, quitté la maison où j’avais grandi pour emménager avec ma moitié… C’était une période plutôt mouvementée. A tous ces changements se sont aussi mêlés mes débuts de crocheteuse et quelques projets plus modestes au point de croix également mais… j’ai terminé la maison des oursons ! Il faut dire qu’une bonne nouvelle est venue raviver ma motivation : à l’été 2010, ma sœur a annoncé qu’elle attendait un heureux événement, un enfant dont je deviendrais la marraine. C’était l’occasion rêvée de reprendre l’aiguille et d’achever le tableau. En novembre 2010, les oursons ont fini d’aménager leur maison brodée. J’ai mis la touche finale en réalisant les deux petits balais. J’ai fait encadrer le résultat et en mars 2011, je suis allée rencontrer ma filleule pour la première fois avec ce cadeau sous le bras.

Si vous avez envie de vous lancer dans un projet qui vous semble trop ambitieux, vous pouvez le garder pour plus tard et prendre le temps d’apprendre les bases ou de vous entraîner. Vous pouvez aussi en faire un défi et vous lancer, en étant prêt-e à procéder par essais et erreurs, à parfois revenir en arrière, à prendre le temps de vous renseigner sur un aspect plus complexe ou à devoir demander des conseils ou de l’aide. Si un projet vous motive vraiment, n’hésitez pas ! Selon moi, la motivation amène la technique et le savoir-faire, pas l’inverse.

Depuis sa naissance, ma filleule m’a inspiré plusieurs réalisations, plusieurs challenges dans diverses disciplines. Nul doute qu’elle continuera à être une source d’inspiration et de motivation à l’origine de challenges et d’apprentissages.

oursons Ilona_corrigee
© YAD – « Les Idées de Marianne – Hors série Noël 1995 » (réalisation : janvier 2008 – novembre 2010)

Arts du fil, Biographie, Débuter, Point de croix

Ça ne date pas d’hier

Quand j’étais enfant, ma grand-mère m’a fait réaliser mon premier « ouvrage ». Je devais avoir 5 ou 6 ans, il me semble que je ne savais pas encore lire. C’était un vieux carré de tissu sur le pourtour duquel je devais coudre de vieux boutons. Je n’ai pas de photo à publier mais soyons honnête, ça n’avait rien de beau. L’idée était plutôt d’apprendre à coudre un bouton et c’était assez efficace. J’étais très fière de claironner à qui voulait l’entendre que s’il perdait un bouton, je pouvais le recoudre.

Ensuite, mes parents m’ont offert un canevas imprimé et les fils assortis pour Noël. J’avais 6 ou 7 ans. Le dessin représentait un jardinier en salopette orange et était à broder au demi-point. Plus ou moins au même moment, je me souviens que ma sœur, de 6 ans mon aînée, brodait au point de croix un abécédaire avec des poupées russes. Ça me donnait envie de faire pareil et c’est sans doute pour cela que j’ai reçu le petit jardinier.

Seulement, à cet âge, on se lasse vite et je l’ai plusieurs fois laissé de côté puis repris. Je crois même qu’il n’a à ce jour pas (encore) été terminé car il manquait une couleur. Il est probablement toujours chez ma maman.

canevas_PereNoel

Le premier ouvrage que j’ai réalisé d’une traite (je veux dire sans le laisser de côté avant d’y revenir des mois après) a été ce Père Noël, vers mes 10-11 ans. Un cadeau lui aussi, de Noël ou de Saint-Nicolas, un canevas imprimé à broder au point de croix, avec de la laine et une grosse aiguille. À cette époque, ma sœur brodait sur toile aïda un très bel ourson avec un bonnet de Noël sur la tête et un petit sapin dans la main, un ouvrage bien plus fin qui trouve chaque année sa place dans la décoration de Noël de ma maman. De mon côté, j’ai découvert le point de croix avec ce traîneau et ça m’a plu. Je le ressors à chaque fin d’année et me rappelle mes premiers pas, y-compris les premiers faux pas car toutes les croix ne sont pas dans le même sens. Ça ne saute pas aux yeux mais je le sais et ça fait partie du charme du tableau. Je me souviens aussi que Maman a terminé le ciel pour moi parce que les grandes zones d’une même couleur, ça m’ennuyait un peu. Encore maintenant, le monochrome, je trouve cela joli mais ce n’est pas mon truc en tant que brodeuse.

Après, il y a eu plusieurs envies et tentatives de motifs au point de croix sur des supports plus fins et en lisant une grille. Mais Maman trouvait qu’il ne fallait pas trop de couleurs pour débuter et du coup, elle me proposait des motifs plus simples que ceux qui m’attiraient et ils ne me motivaient pas longtemps. Si bien qu’elle s’est un peu lassée de me commencer des encours qu’elle terminait elle-même.

Les loisirs créatifs, on a ça dans le sang dans la famille mais je ne suis entrée dans une frénésie de réalisations et une réelle passion pour les loisirs créatifs que depuis quelques années. Ça a toujours été là en filigrane mais maintenant, ça prend plus de place dans ma vie (et mes armoires !).

Je crois que tout a commencé par un fil et une aiguille mais les outils se sont bien diversifiés depuis lors. Et les règles ont bien changé : fini pour moi de terminer un encours avant d’en commencer un autre ! C’est comme ça qu’on finit par tout laisser en plan parce que d’une part on est lassé-e par ce qui est entamé et on avance plus et  d’autre part, on s’interdit de commencer quelque chose qui nous motive tant qu’on ne s’est pas forcé-e à finir le reste.

Alors, à ceux qui souhaitent se lancer, je dirais : laissez-vous la possibilité de ne pas aller au bout, ou en tout cas pas d’une traite. On vous dira de choisir des projets simples, rapides. Évidemment, c’est préférable pour débuter mais pour moi, le premier critère est de choisir un projet qui vous donne envie de vous lancer ! J’y reviendrai dans la suite de l’histoire.