Arts du fil, Couture, Débuter

Coussin géo aux Ateliers couture d’Alice

Le 25 mars dernier, j’ai à nouveau poussé la porte des Ateliers couture d’Alice (voir Prête à en découdre avec ma machine – 28/01/18). Au programme cette fois : la réalisation d’un coussin graphique, avec un patchwork de trois tissus. Je me suis donc munie de coupons sur lesquels j’avais flashé et Alice m’a appris à poser du passepoil et une tirette invisible, tout en supervisant coupe et assemblage. Je suis très fière du résultat mais je ne suis pas sûre de réussir à en refaire un, seule. Il faudra d’abord que je vérifie que j’ai le matériel ad hoc pour coudre une fermeture éclair.

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Coussin géo réalisé aux Ateliers couture d’Alice

Ceci dit, je progresse et je prends de l’assurance. J’ai encore raccourci plusieurs nouveaux pantalons et je projette de réaliser une pochette pour feutres.

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Prête à en découdre avec ma machine

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Ourlets de pantalon : je progresse… (janvier 2018)

Je n’ai pas écrit la semaine dernière parce que j’étais occupée par une mission « ourlets de pantalons ». Or, la couture n’est pas mon point fort. Certes, je brode, mais la différence entre coudre et broder est assez similaire à celle entre dessiner et colorier. A la main, je donne le change : je sais coudre un bouton bien sûr, je maîtrise le point de feston sur feutrine et je me débrouille pour certaines missions de raccommodage même si ce n’est pas toujours très précis. Toutefois à la machine, c’est une autre paire de manches.

Ce n’est pas l’envie qui me manque. Savoir utiliser une machine à coudre est très utile au quotidien et je trouve depuis longtemps que cela manque à ma palette. Du coup, j’ai décidé de me lancer et d’essayer de me débrouiller plutôt que de toujours confier les missions couture à ma mère. D’ailleurs, une machine, j’en ai une depuis longtemps, reçue pour mes 24 ans si je me souviens bien.

Le problème, c’est que, si le crochet ou le tricot tolèrent plutôt bien les essais-erreurs, si on peut dans ces cas facilement tout défaire et recommencer ; en couture, ce genre d’allers-retours s’accompagnent souvent de dommages aux matières premières. Du coup, mes premiers tâtonnements à la machine à coudre manquaient d’assurance. Pendant mon adolescence, ma belle-mère couturière m’a appris à piquer mais pas à enfiler les fils, à régler la tension… De son côté, ma maman nous a souvent mises à contribution ma sœur et moi pour surfiler, faufiler… Elle m’a montré plusieurs fois comment raccourcir un pantalon mais je n’osais pas me lancer, de peur d’abîmer une nouvelle acquisition. Et la motivation me manquait pour m’entraîner sur de vieux vêtements.

Ma sœur avait le même problème : démonstrations maternelles et livres sur la question ne lui donnaient pas le courage nécessaire pour se lancer. La solution s’est imposée à nous : un atelier d’initiation pour fixer les bases. Dès lors, je lui en ai offert un pour son anniversaire et elle m’a offert le même pour Noël. En février 2017, nous avons donc passé la porte des Ateliers couture d’Alice à Bruxelles.

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Tote bag réalisé aux Ateliers couture d’Alice en férvier 2017

C’était exactement ce qu’il me manquait pour me mettre en confiance. L’atelier était fort à-propos titré « Le B.A.-Ba » et Alice, l’animatrice, nous a expliqué comment dompter sa machine, depuis le niveau zéro. Pour moi, cela a été une sorte de « révélation » : je connaissais ces bases, je les avais déjà apprises mais là, elles ont été formalisées, mises en ordre, validées en quelque sorte. Lors de l’atelier, nous avons réalisé un tote bag et cela ne m’a pas semblé bien compliqué : la confiance est arrivée.

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Mes premiers ourlets de pantalon (mai 2017)

Quelques semaines plus tard, forte de cet atelier et des explications de Maman, j’ai raccourci un jeans que je venais de m’acheter. Bien sûr, le résultat n’est pas parfait, ce n’est pas très droit mais quand le pantalon est porté, ça ne saute pas aux yeux. Néanmoins, j’étais fière de moi et m’en suis vantée auprès d’Alice. La pratique fera son travail et améliorera mes ourlets au fil du temps. J’ai récemment acheté quatre pantalons, tous trop longs et la semaine dernière, j’en ai raccourci deux. Le rendu est déjà meilleur et il y a fort à parier que les deux suivant seront encore mieux réalisés.

Ma mère m’a souvent dit : « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, les autres cherchent des excuses. » (Cela semble venir d’un proverbe arabe.) Ou encore « C’est facile de dire qu’on ne sait pas ». Sur un mode un peu « tarte à la crème » j’en conviens, je vous conclurai « Qui ne tente rien n’a rien » ou « Il n’y a que le premier pas qui coûte ».